Petite dame âgée, encore bien alerte. | 23 mai 2008
Il était prévu qu'elle vienne aux alentours de midi, cependant, vers 10h, un bruit de sonnette se fait retentir.
Prenant le cornet du téléphone donnant accès à l'ouverture de la porte, oui qui est-ce ?
« C'est moi ... suis là ... dit la vieille avec sa toute petite voix fluette ».
Ah !! Déjà ?
Ouh... là là, la journée s'annonce fatigante.
Car cette dame d'un mètre cinquante, n'est pas du genre à se taire, que du contraire, elle parle, parle, parle... on ne peut plus la suivre par moment, la tête nous tourne de tous ces dires.
Un mélange de phrases, comme dirait l'expression qui « passe du coq à l'âne » et se répète sans cesse.
Cependant, il faut la comprendre, elle est seule, plus personne ne la regarde ni enfants ni famille.
Cette dame habite la capitale depuis plus de cinquante ans et veut revenir dans sa ville natale. Seulement, elle a bien du mal, car de papiers en papiers, en passant par le Cpas, l'habitat, les maisons sociales... bref, elle ne trouve pas un petit coin, où elle pourrait s'y plaire.
Dans cette ville, tellement de cas sociaux y sont, suite à la venue d'étrangers, aux manques d'emplois, à des séparations, des divorces, etc,... beaucoup sont contraint de vivre avec le minimex qui se situe à maximum "650 euros par mois", ce qui est peu étant donné la montée fluctuante des loyers, ainsi que du chauffage.
Donc cette petite dame, dont le fils est « le commissaire de police » de la ville, n'arrive pas à se trouver un logement. Ce fils indigne l'ignore totalement, alors qu'il a du pouvoir et trois maisons à lui.
On lui propose soit, des petits kots, des établissements sans ascenseurs, insalubre,... rien de bien. C'est triste. Comprenez là « 74 ans » devoir monter 5 marches de pierre, ensuite se retrouvé dans un étroit couloir, y monter deux fois 9 marches et enfin la voilà arrivée au domicile qu'on lui donne.
Ce n'est pas convenable, comment fera-t'elle avec son caddie pour emmener ces courses tout là-haut ?
Elle à refusé, ce n'est que normal.
Toute la journée, elle est allée "ici et là", même chez des particuliers pour s'y trouvé un logement. Elle n'a eu aucune chance, tout venait d'être loué. Ceux qui restent sont à des prix trop onéreux.
Elle est repartie au train de 16h 44, les yeux pleins de Larmes.
Pauvre petite vieille.
Trouvera-t-elle avant de ne plus savoir marcher ?
Publié par Saxounette à 13:11:16 dans Face à la Gare
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