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Phonias 2 Saxo

... en face 2 la gare

Collision | 16 avril 2008




Il s'en passe parfois, des choses, face à cette gare !!

Boum ! Un énorme fracas de tôle. Un amassement de gens...
Les yeux rivés vers la gauche, les écoliers, les passants, les curieux, ... tout le monde s'arrête.

Quoi de plus normal ! ?

Un "cycle" vient de se jeter contre la paroi d'un bus scolaire bondé. Le cyclomotoriste, n'a pas vu le bus qui s'engageait sur la chaussée. Enervé, au vu de l'état de sa machine, il retire son casque et le jette de rage sur la carlingue de celui-ci.
Là, on constate que ce n'est  pas « un » mais « une » cyclomotoriste. Cela n'étonne personne, les filles sont très colériques. Elle a pu se relever, donc pas de mal, juste de la carrosserie froissée ; Ouf.

Mais qui est en tort ?
Elle se trouve sur une piste cyclable, seulement, dans  le code de la route, le bus est toujours prioritaire :
- Qui est en droit ? Qui est en tort ?

Une file de voiture commence à s'accumuler, on ne peut plus voir le bout de la route, ni d'un côté ni de l'autre. Les klaxons fusent. Des automobilistes pressés, comme d'habitude.

Un vieux monsieur, témoin de l'accident, très gentiment, enfile sont gilet « jaune » obligatoire pour se faire voir, et entame des gestes de va et vient de ces bras. Il semble heureux d'être là, utile, il y prend même goût ; il se croit devenu flic.

Pas de policiers en vue !
Pourtant, le bâtiment de Police  se trouve juste à l'autre bout : ils ne voient donc pas ce chamboulement devant chez eux ? Vont-ils arriver ?
Soudain, cahin caha, trois d'entre eux, se promenant par là  arrivent en rigolant. Non, ils n'ont rien aperçu, Rien.

Un Bref regard de l'un deux et soudain, la course... des trois.
Alors commence un véritable parcours du combattant, l'un prend son portable, les deux autres font la circulation. Le combi' de Police arrive et enfin, la file commence à diminuer, les klaxons s'arrêtent, les curieux repartent, le calme revient.

Qui est en tort ? Qui est en droit ?

La police, le conducteur, la cyclomotoriste, le témoin, ... seul eux sauront.

A cause de qui ? A cause de quoi ?
En tous cas pas de moi, n'est-ce pas ?

Publié par Saxounette à 08:57:37 dans Face à la Gare | Commentaires (5) |

A pied ? | 13 avril 2008






Les voilà  en train d'arriver de Bruxelles.

50 Kilomètres à pied sous les jupes des géants ?

Cela leur fait 13h 30 de voyage.

Ils sont fous  ?

Non, c'est pour une bonne cause, le Télévie.

Pourquoi n'ont-ils pas pris le train ?



Publié par Saxounette à 18:09:10 dans Face à la Gare | Commentaires (6) |

Un rayon de soleil et ... | 08 avril 2008


(photo perso saxo)


« Elle »

En ce jour de printemps, elle se sent radieuse, heureuse.
Elle longe les trottoirs de la ville.
Elle se retrouve, elle revit, elle sent en elle une lueur d'espoir.

A quoi est due cette transformation du jour ?


Elle, oui elle, a pour une fois vu ses deux enfants en même temps et, à « trois », ils ont pu dialoguer, avoir une discutions entre adultes, être comme des amis.

Le soleil en est-il la cause ?  Merci pour eux, soleil.

Ensemble, sur une terrasse de la grand'place, ils ont pris un verre en toute sérénité.
Ils étaient cool, calmes, paisibles et chacun d'entre eux a pu raconter à l'aise ses derniers évènements.


Elle et ils se sentent vraiment bien.

Soleil, soleil... quand tu les tiens, fait leur le plein de tendresse, de caresse, de compréhension et donne leur l'amour qu'ils méritent.

Elle, cette petite femme, qui ne demande pas plus pour vivre.

Sinon d'être comprise.


Elle, oui, elle !!!


Publié par Saxounette à 19:43:39 dans Face à la Gare | Commentaires (10) |

Appartement du dessus | 06 avril 2008


  Que se passe-t-il ?
Que fait-il ?


Il vit seul, il n'a pas de femme, il ne fait pas de bruit, il travaille toute la semaine. 
Et pourtant, il fait parfois des bruits bien étranges. Il bouge en tous sens, cet homme si tranquille !
Il met des chaussures à talons, il émet des bruits divers, cliquetis, clapotis, bruissements, ruissellements, ... Il devient tout simplement bruyant, désagréable, ... pour ses voisins.
Il n'en a rien à foutre que ce soit dimanche, il se lève tôt, vaque à ses occupations.
Des va-et-vient qui n'en finissent plus, c'est insoutenable.
Il est bizarre, ce n'est pas son genre, mais il continue, il chasse peut être des souris ?
Il ne pense pas aux personnes qui peuvent tranquillement dormir un dimanche matin.
Il est d'un égoïsme sans pareil.

Quoi ?
Que dit-il ?

Ahhh... que ce n'est pas lui ! Ahhh... qu'il héberge une femme, une nouvelle compagne !! Voilà donc pourquoi les gens du dessous ne comprenent plus rien. Ils l'imaginent célibataire et subitement, autant de bruit !
Ahhh... cette femme leur en fait voir, c'est une matinale.

Si bien que les voisins du dessous ce sont mis dans l'idée de lui offrir des espadrilles comme cadeau de bienvenue.
Ce serait très gentil de leur part,  ainsi le calme reviendrait dans l'immeuble et personne ne s'en plaindrait, que du contraire.


 

Publié par Saxounette à 21:42:08 dans Les Bruits de l'Immeuble | Commentaires (2) |

un temps de Psy | 04 avril 2008



L'avis d'un psychologue lui est nécessaire.

Il est là, lymphatique, affalé sur le fauteuil ; il est livide, blafard.
Il regarde dans le vide, il pense, il n'est pas bien dans sa peau.
Soudain, il se lève d'un bond, se dirige vers la porte, se pare au cou de son bijou favori et sort, le nez au vent. Il longe le trottoir, s'arrête plus d'une fois à renifler autour de lui, puis tout naturellement commence à uriner. Il est énervé.
Il continue sa route et se rend dans un Centre de Guidance.
Il sonne, pénètre dans la pièce qu'on lui indique du doigt, et fait timidement bonjour de la tête.
 
Il s'assied posément sur son derrière et explique son problème sans un mot :
... Madame, je ne sais pas ce qu'il m'arrive, seulement je ne comprends pas pourquoi on me demande de me partager entre deux chez moi. Mon bonheur est divisé. Et moi-même je le suis, déchiré.

Il sourit de toutes ses dents mais on dirait qu'il va la mordre.
C'est rageant, exaspérant, pénible,...

D'un côté il a son confort personnel, seulement il manque de communication ; et de l'autre, il ne retrouve plus sa place préférée, mais il s'y sent bien car il est choyé. Ce n'est plus possible, il se tape une crise d'urticaire, pas croyable !!  Si bien qu'il en perd ses « cheveux ».
Il est impératif pour moi de savoir comment je dois réagir face à pareille situation... , ajoute-t-il en silence.

Il demande une solution, la meilleure pour résoudre son problème.


« Et bien, couchez-vous sur le tapis devant la télévision... », semble aboyer la psychologue, « Tournez votre regard vers le positif, essayez de ne plus vous tracasser et prenez la vie du bon côte. Lorsque vous êtes dans une situation de stress, profitez au maximum de ce que l'on vous donne et là, vous verrez, vous ne vous en sentirez que mieux.
Et lorsque l'envie vous prend jusqu'à ce que cela vous gratte, dirigez-vous vers la porte d'un air entendu, promenez-vous ou demandez à l'être, aérez-vous pour vous changer les idées. Tout le monde en a besoin, vous n'êtes pas le seul. Ce qui vous permettra de pouvoir assumer vos petits besoins aux moments et aux lieux que vous aurez choisis, et tout cela sans énervement.
Profitez-bien de mes conseils et donnez-moi de vos nouvelles !».

Heureux,  il repart en relevant la « tête » fièrement
Heureux, il repart en relevant la « queue » noblement
Et, sur ces quatre pattes , il se met à gambader en jappant de joie.


Publié par Saxounette à 11:31:47 dans Face à la Gare | Commentaires (9) |

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